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nydus/Les MisérablesPublic

An escaped convict steals two candlesticks and uses the proceeds to redeem himself and become an honest man.

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Book XII

O place Maubert! O place Dauphine! Quand, dans le taudis frais et printanier, Tu tirais ton bas sur ta jambe fine, Je voyais un astre au fond du grenier. J’ai fort lu Platon, mais rien ne m’en reste; Mieux que Malebranche et que Lamennais, Tu me démontrais la bonté céleste Avec une fleur que tu me donnais. Je t’obéissais, tu m’étais soumise; O grenier doré! te lacer! te voir Aller et venir dès l’aube en chemise, Mirant ton jeune front à ton vieux miroir. Et qui donc pourrait perdre la mémoire De ces temps d’aurore et de firmament, De rubans, de fleurs, de gaze et de moire, Où l’amour bégaye un argot charmant? Nos jardins étaient un pot de tulipe; Tu masquais la vitre avec un jupon; Je prenais le bol de terre de pipe, Et je te donnais le tasse en japon. Et ces grands malheurs qui nous faisaient rire! Ton manchon brûlé, ton boa perdu! Et ce cher portrait du divin Shakespeare Qu’un soir pour souper nons avons vendu! J’étais mendiant et toi charitable. Je baisais au vol tes bras frais et ronds. Dante in folio nous servait de table Pour manger gaîment un cent de marrons. La première fois qu’en mon joyeux bouge Je pris un baiser à ta lèvre en feu, Quand tu t’en allais décoiffée et rouge, Je restai tout pâle et je crus en Dieu! Te rappelles-tu nos bonheurs sans nombre, Et tous ces fichus changés en chiffons? Oh que de soupirs, de nos

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