ces genres sont rapportées les espèces qui leur appartiennent. Je réclamerai, non sans quelque droit, de l'indulgence pour ce travail, ne voulant pas être taxé de négligence par ceux qui découvriront des faits que je n'aurai pas mentionnés: car qui pourrait suffire à passer en revue tous les monuments qui nous ont été laissés dans les deux langues? Si donc je me suis permis quelques omissions, la cause en sera appréciée par quiconque aura lu d'autres ouvrages dont les auteurs avaient pris les mêmes engagements que moi. Au reste, il sera facile d'ajouter des faits à chacune de mes catégories: ayant entrepris cet ouvrage, ainsi que d'autres encore, plutôt pour me rendre utile que pour me donner du relief, je regarderai toute addition comme une aide, et non comme une critique. Ceux qui accueilleront favorablement ce livre, voudront bien faire distinction entre les mots et , quoiqu'ils expriment des choses de même nature: tous les actes que la prévoyance, la sagesse, la grandeur d'âme et la fermeté ont inspirés aux généraux seront appelés ; et ceux qu'on entend par [14] ne sont qu'une espèce des premiers. Le mérite particulier de ceux-ci est dans la ruse et l'habileté, quand il s'agit d'éviter ou de surprendre l'ennemi. Comme, en guerre, certaines paroles ont produit aussi de mémorables effets, j'en ai cité des exemples, comme j'ai fait pour les actions.
Voici les espèces de faits qui peuvent instruire un général de ce qui doit se pratiquer avant le combat:
Chapitres
I Cacher ses desseins.
II Épier les desseins de l'ennemi.
III Adopter une manière de faire la guerre.
IV Faire passer son armée à travers des lieux occupés par l'ennemi.
V S'échapper des lieux désavantageux.