la Grande Arménie, se hâta d'occuper, avec une partie de ses troupes, un plateau couronnant une hauteur voisine, d'où il fondit sur les ennemis, qui étaient plus bas. Il prit en flanc leur cavalerie, la mit en déroute, et, l'ayant culbutée sur leur infanterie, qu'elle écrasa, il obtint une éclatante victoire.
5 À l'approche des Parthes, Ventidius ne fit sortir son armée du camp que lorsque ces barbares ne furent plus qu'a cinq cents pas de lui. Alors, courant soudainement à leur rencontre, il s'approcha tellement, que les flèches, qui ne peuvent servir que de loin, leur furent inutiles, et que l'on combattit corps à corps. Cet artifice, joint à l'assurance qu'il avait montrée dans l'attaque, lui donna bientôt la victoire sur ces barbares.
6 Hannibal, sur le point d'en venir aux mains avec Marcellus, près de Numistron, couvrit son flanc de chemins creux et escarpés; et, profitant de la disposition du terrain comme d'un retranchement, il vainquit cet illustre capitaine.
7 Près de Cannes, le même général, ayant observé que du lit du Vulturne[59], plus que de tout autre fleuve, il se lève le matin un grand vent qui lance des tourbillons de sable et de poussière, rangea son armée de manière que toute la violence de ce vent, qu'elle recevait par derrière, donnât dans le visage et dans les yeux des Romains. Admirablement secondé par un désavantage qu'il tournait ainsi contre l'ennemi, il remporta une victoire mémorable.
8 Marius, se disposant à livrer bataille aux Cimbres et aux Teutons le jour qui avait été fixé, fit prendre de la nourriture à ses troupes pour leur donner des forces, et les plaça devant son camp, afin que l'armée ennemie, plutôt que la sienne, se fatiguât en parcourant l'espace qui les séparait. Il mit encore un autre désavantage du côté des Cimbres: d'après la disposition de sa ligne de bataille, les barbares recevaient en face le soleil, le vent et la poussière.
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