à leur avantage des présages sinistres. » [54] Il y a dans ce récit une inexactitude. Scipion avait fait sortir des troupes dès la pointe du jour ; mais ce ne fut que vers la septième heure qu'il engagea l'action sur toute sa ligne de bataille. Voyez Tite-Live, liv. XXVIII, ch. 14 et 15.
Tous les livres de tactique ancienne recommandent de faire prendre le repas aux soldats avant la bataille [55] Les Gaulois étaient venus au secours des Samnites. Ce fut dans cette affaire, racontée par Tite-Live (liv. X, ch. 28 et 29), que Decius, collègue de Fabius, se dévoua d'une manière héroïque. [56] « La bataille contre Arioviste a été donnée dans le mois de septembre, et du côté de Belfort. » (Napoléon.) [57] Il semble que cet artifice doive être plutôt attribué à Titus, qui prit Jérusalem. On peut consulter, pour la pratique du sabbat, Dion Cassius, ch. LXVI ; Tacite. Hist., liv. V, ch. 4 ; Justin, liv. XXXVI, ch. 2.
Si l'on en croit Josèphe, les Juifs avaient depuis longtemps obtenu de leurs chefs la permission de combattre le jour du sabbat, parce que leurs ennemis pouvaient profiter de leur observance scrupuleuse pour les attaquer. [58] Polybe (liv. XVIII, ch. 11) indique l'usage que Pyrrhus faisait de cette phalange, dont on trouve déjà une image du temps d'Homère :
« Les plus braves (des Grecs), rangés en bataille, s'apprêtent à recevoir les Troyens et le divin Hector ; ils se serrent lance contre lance, pavois contre pavois ; le bouclier est uni au bouclier, le casque au casque, le guerrier au guerrier. » [59] Vultarnum. Au lieu de ce mot, il faudrait Aufidum, d'après Tite-Live (liv. XXII, ch. 43-46).
Les inconvénients du soleil, du vent, de la pluie, etc., qui sont l'objet d'une recommandation absolue de la part de Végèce (liv. III, ch. 13), ont paru trop peu importants à plusieurs écrivains modernes. Il y a cependant un grand nombre de faits accomplis dans nos dernières guerre, qui viennent à l'appui de l'ancien précepte : nous n'en citerons qu'un.