eût la certitude que les Teutons accepteraient la bataille le lendemain, et qu'ils ne feraient aucun changement à leurs dispositions.
« Il ne faut faire aucun détachement la veille du jour d'une bataille, parce que, dans la nuit, l'état des choses peut changer, soit par des mouvements de retraite de l'ennemi, soit par l'arrivée de grands renforts qui le mettent à même de prendre l'offensive et de rendre funestes les dispositions prématurées que vous avez faites. » (Napoléon.) [67] Cela n'est pas exact. La victoire, qui penchait d'abord du côté des Romains, se déclara enfin pour Pyrrhus. Voyez Plutarque, Vie de Pyrrhus, ch. XIV et suiv. ; Florus, liv. I, ch. 18. [68] Polybe, qui raconte ce fait (liv. I, ch. 39 et 40), dit seulement que les éléphants s'avancèrent sur le bord du fossé. Il est difficile de croire qu'il n'y ait pas erreur de la part de Frontin, à moins que ce fossé n'ait été creusé de manière à donner accès aux éléphants, ce qui est peu probable. Voyez Tite-Live, Suppléments de Freinshemius, liv. XVIII, ch. 52 et suiv. [69] Selon Tite-Live (liv. XL, ch. 31), Fulvius resta dans son camp pour le défendre, et chargea Acilius, un de ses officiers, de surprendre celui des Celtibériens. [70] C'était sur le bord de la Seine. Voyez César, Guerre des Gaules, liv. VII, ch. 58 et suiv. [71] Tite-Live (liv. XXII, ch. 27 et suiv.) donne plus de détails sur ce stratagème, et fait apprécier le beau caractère du dictateur Fabius, ainsi que l'inexpérience présomptueuse de Minutius, et son noble repentir. [72] La ruse la plus familière à Hannibal consistait à cacher des troupes qui devaient tomber sur les derrières de l'ennemi quand l'action serait engagée. À. la bataille de Hohenlinden, le 3 décembre 1800, le général Richepanse recourut à un stratagème semblable, en allant s'embusquer avec une division, et contribua ainsi puissamment à la victoire. Cependant il ne faut pas se dissimuler que cet expédient, en général, présente les plus grands dangers au corps détaché, qui, s'il était aperçu, pourrait être écrasé