plus pusillanime, ou, si l'on veut, le plus prudent. La vraie sagesse, pour un général, est dans une détermination énergique. » (Napoléon.) [133] Ce n'est point à Antiochus, mais bien à Prusias, que ce stratagème fut enseigné par Hannibal. Voyez Cornelius Nepos, Vie d'Hannibal, ch. XI ; et Justin, liv. XXXII, ch. 4.
Ce fait, malgré le témoignage de plusieurs historiens de l'antiquité, est dépourvu de vraisemblance, aux yeux des tacticiens modernes. « Quoi de plus ridicule, dit M. Carion- Nisas (Essai sur l'hist. de l'art militaire, t. 1er, p. 242) » que de supposer, dans un pays civilisé, ou du moins habité par dos hommes, un assez grand nombre de vipères pour en remplir cinq ou six cents vases ! Combien ne faudrait-il pas de temps pour les ramasser, et combien d'hommes ne faudrait-il pas occuper à une pareille chasse ! » [134] Remarquez le misérable jeu de mots que Pachès a mis à profit pour commettre cette atrocité. Polyen rapporte une autre perfidie de ce général (liv. III, ch. 2). [135] Volons, esclaves enrôlés comme volontaires. Voyez leur histoire dans Tite-Live (liv. XXII, ch. 67 ; liv. XXIII , ch. 35 ; liv. XXIV, ch. 14 et suiv. ; liv. XXVII, ch. 38 ; et liv. XXVIII, ch. 46). [136] T. Gracchus avait juré au nom de la république, et se trouvait lié par son serment. Voyez le récit de Tite- Live, liv. XXIV, ch. 14 et suiv., surtout le ch. 16. [137] Alexandre s'est souvent annoncé comme libérateur aux nations dont il franchissait les frontières. C'est une ruse de tous les temps. Le général Bonaparte, débarquant en Égypte, adressa aux habitants une proclamation qui commençait par ces paroles :
« Depuis longtemps les beys qui gouvernent l'Égypte insultent à la nation française et couvrent les négociants d'avanies ; l'heure de leur châtiment est arrivée.
« Depuis longtemps ce ramassis d'esclaves, acheté dans le Caucase ou dans la Géorgie, tyrannise la plus belle partie du monde ; mais Dieu, de qui tout dépend, a ordonné que leur empire finît.
« Peuples