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nydus/Les stratagèmesPublic

Ce texte recense les éditions successives des Stratagèmes et du Mémoire sur les Aqueducs de Frontin publiées entre 1474 et 1675. Il détaille les lieux d'impression, les éditeurs et les contributeurs ayant participé à la diffusion et à la révision de ces ouvrages.

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PRÉFACE.

pendant la nuit, sur une colline qui dominait le défilé, et sur les côtés du chemin; et, au point du jour, profitant d'un brouillard qui le cachait, il rangea en bataille le reste de son armée. Flaminius, qui croyait l'ennemi en fuite, se mit à le poursuivre, s'engagea dans le défilé, et n'aperçut le piège qu'au moment où, attaqué à la fois de front, en flanc et par derrière, il périt avec toute son armée.

25 Le même Hannibal, ayant en tête le dictateur Junius, donna l'ordre à six cents cavaliers de se partager en plusieurs petites troupes, et d'aller, à la faveur de la nuit, alternativement et sans interruption, se présenter autour du camp de l'ennemi. Ainsi harcelés pendant la nuit entière, les Romains gardèrent leurs retranchements sans quitter leurs armes, battus par une pluie continuelle; et quand, accablés de fatigue, ils eurent reçu de Junius l'ordre de se retirer, Hannibal, sortant de son camp avec des troupes fraîches, s'empara de celui du dictateur.

26 Un semblable artifice réussit à Épaminondas, général thébain, contre les Lacédémoniens, qui avaient creusé des fossés à l'isthme de Corinthe, pour défendre l'entrée du Péloponnèse. Pendant toute la nuit il inquiéta l'ennemi avec quelques troupes légères, qu'il rappela vers la pointe du jour; et, quand les Lacédémoniens se furent aussi retirés, il fit soudainement avancer toute son armée, qui avait pris du repos, et fit irruption par les fossés mêmes, restés sans défense.

27 Hannibal, ayant rangé son armée en bataille près de Cannes, fit passer du côté des Romains six cents cavaliers numides, qui, pour inspirer moins de méfiance, livrèrent leurs épées et leurs boucliers. Ils furent placés à la dernière ligne de l'armée; mais, aussitôt que l'action fut engagée, ils tirèrent des épées courtes, qu'ils avaient cachées sous leurs cuirasses, prirent les boucliers des morts, et tombèrent sur l'armée romaine.

28 Les Iapydes envoyèrent de même au proconsul P. Licinius des paysans qui feignirent de

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