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nydus/Les stratagèmesPublic

Ce texte recense les éditions successives des Stratagèmes et du Mémoire sur les Aqueducs de Frontin publiées entre 1474 et 1675. Il détaille les lieux d'impression, les éditeurs et les contributeurs ayant participé à la diffusion et à la révision de ces ouvrages.

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Table of Contents

PRÉFACE.

pas été vaincus, si les Perses, guidés par le traître Ephialte, de Trachinie, ne les eussent pas surpris par derrière.

14 Thémistocle, général athénien, voyant que le parti le plus utile à prendre, de la part des Grecs, contre la flotte immense de Xerxès, était de livrer bataille dans le détroit de Salamine, et ne pouvant y déterminer ses concitoyens, amena les barbares, au moyen d'une ruse, à mettre les Grecs dans la nécessité de profiter de leurs avantages. Par une trahison simulée, il envoya un messager à Xerxès, pour l'avertir que les Grecs alliés songeaient à se retirer, et qu'il rencontrerait trop de difficultés s'il fallait qu'il assiégeât leurs villes l'une après l'autre. Ce stratagème réussit d'abord à ôter le repos aux barbares, qui furent pendant toute la nuit sur leurs gardes et en observation; puis à obliger les Grecs, dont les forces étaient entières, à combattre avec les barbares, fatigués de leur veille, dans un lieu étroit, comme il le désirait, où Xerxès ne pouvait tirer avantage des nombreux vaisseaux qui faisaient sa force.

III. De l'ordre de bataille.

1 Cn. Scipion, prêt à en venir aux mains avec Hannon, devant Intibili, en Espagne, s'aperçut que l'armée carthaginoise était rangée de manière que l'aile droite se composait d'Espagnols, soldats vigoureux, mais étrangers à la cause qu'ils défendaient, tandis qu'à la gauche étaient les Africains, hommes moins robustes, mais d'un courage plus ferme. Il ramena en arrière son aile gauche; puis avec la droite, où se trouvaient ses meilleures troupes, il attaqua obliquement[62] l'ennemi, et quand il eut défait et mis en fuite les Africains, il obligea facilement les Espagnols, qui s'étaient tenus en arrière comme spectateurs, à capituler.

2 Philippe, roi de Macédoine, faisant la guerre aux Illyriens, et s'étant aperçu qu'ils avaient réuni leurs meilleurs soldats au centre de leur armée, et que les ailes étaient plus faibles, plaça à sa droite l'élite de ses troupes, fondit sur l'aile

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