déterminés à l'attaquer, il les attira dans des lieux désavantageux, tomba sur eux inopinément, et les battit à tel point, qu'ils abandonnèrent Labienus et sortirent de la province.
37 Le même, n'ayant qu'une petite armée à opposer au Parthe Pharnastane[73], et voyant que celui-ci se fiait de plus en plus sur le grand nombre de ses soldats, embusqua dans une vallée couverte, à côté de son camp, dix-huit cohortes, derrière lesquelles il rangea sa cavalerie; ensuite, quelques hommes lancés contre les Parthes ayant à dessein pris la fuite, ceux-ci les poursuivirent en désordre, et dépassèrent le lieu de l'embuscade: aussitôt l'armée de Ventidius, se jetant sur leur flanc, les mit en déroute, et Pharnastane resta parmi les morts.
38 Le camp de C. César et celui d'Afranius occupaient deux côtés opposés d'une plaine, et chacun de ces chefs avait grand intérêt à s'emparer de hauteurs voisines dont l'accès était défendu par des rochers escarpés. César mit ses troupes en marche comme pour opérer une retraite sur Ilerda, ce que le manque de vivres pouvait faire supposer; puis, après un court chemin, il fît un léger détour, et se dirigea brusquement vers les hauteurs afin de s'en rendre maître. À cette vue, les troupes d'Afranius, aussi en peine que si leur camp eût été pris, coururent en désordre vers ces mêmes montagnes. César, qui avait prévu ce mouvement, profita de leur confusion pour les attaquer de front avec de l'infanterie qu'il avait envoyée en avant, tandis que sa cavalerie les chargeait par derrière.
39 Antoine, informé de l'approche du consul Pansa, lui dressa une embuscade dans les bois qui bordent la voie Émilienne, près de Forum Gallorum[74], le surprit ainsi avec son armée, et le mit en déroute. Le consul lui-même reçut une blessure dont il mourut peu de jours après.
40 En Afrique, pendant la guerre civile, le roi Juba causa une fausse joie à Curion par une retraite simulée[75]. Celui-ci, séduit