mettre à l'abri du danger.
« Il faut encourager par tous les moyens, dit Napoléon, les soldats à rester sous les drapeaux, ce qu'on obtiendra facilement en témoignant une grande estime aux vieux soldats. Il faudrait aussi augmenter la solde en raison des années de service : car il y a une grande injustice à ne pas mieux payer un vétéran qu'une recrue. » [125] Ce fait paraît ne faire qu'un, pour le sens, avec le § 7, dont il a peut-être été séparé par les copistes.
[126] Il s'agit ici de la bataille de Leuctres, qu'Épaminondas gagna, non seulement parce que ses troupes étaient bien disciplinées, mais aussi parce qu'il exécuta une savante manoeuvre d'ordre oblique, voir la note 62. [127] Si l'on s'en rapporte au récit de Valère Maxime (liv. IV, ch. 4, § 10), Cn. Scipion n'avait qu'une fille, qui fut dotée par le sénat, pendant la guerre même que son père faisait en Espagne. [128] Deux lits ne supposent que six couverts, ou huit au plus. [129] Scipion Émilien voulait, dit Plutarque (Apophtegmes), que ses soldats prissent leurs repas debout, et qu'ils ne se missent à table que pour le souper. Quant à lui, il se promenait dans le camp, etc. [130] Florus rapporte la chose autrement. « Les Numantins, dit-il (liv. II, ch. 18), pressés par la famine, demandèrent la bataille à Scipion, afin de mourir en guerriers. Ne l'obtenant pas, ils firent une sortie, dans laquelle un grand nombre périt ; et les autres, en proie à la faim, se nourrirent quelque temps de leurs cadavres. Ils prirent enfin la résolution de s'échapper ; mais cette dernière ressource leur fut encore enlevée par leurs femmes, qui coupèrent les sangles de leurs chevaux, faute énorme, inspirée par l'amour. Ayant donc perdu tout espoir, ils s'abandonnèrent aux derniers transports de la fureur et de la rage, et se déterminèrent à mourir, chefs et soldats, par le fer et par le poison, au milieu de l'embrasement de leur ville, qu'ils livrèrent aux flammes. » [131] Plutarque (Apophtegmes) attribue à Metellus