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nydus/Les stratagèmesPublic

Ce texte recense les éditions successives des Stratagèmes et du Mémoire sur les Aqueducs de Frontin publiées entre 1474 et 1675. Il détaille les lieux d'impression, les éditeurs et les contributeurs ayant participé à la diffusion et à la révision de ces ouvrages.

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PRÉFACE.

Pendant la campagne de France, le 27 mars 1814, à Connantray, la cavalerie de la garde russe, profitant d'une giboulée qui fouettait violemment le front de l'armée du duc de Raguse et du duc de Trévise, fit une charge générale, et mit les Français en déroute, en leur prenant vingt-quatre pièces de canon. [60] Les tacticiens ont de tout temps recommandé les stratagèmes de ce genre : Miltiade en donna un exemple à Marathon. Voyez Cornelius Nepos, Vie de Miltiade, ch. V. [61] Ces Ibères étaient sans doute des Espagnols mercenaires au service de Carthage. [62] Cette manière d'attaquer de biais l'ennemi n'est autre chose que ce qu'on nomme aujourd'hui l'ordre oblique. Il consiste à réunir des forces considérables contre un point quelconque de la ligne ennemie, de manière à l'anéantir sur ce point, ou à la couper pour la prendre ensuite en flanc et à revers, s'il est possible. Épaminondas passe pour le premier général qui ait adopté ce système d'attaque, auquel il fut redevable des victoires de Leuctres et de Mantinée. On l'appelle oblique, par opposition à l'ordre parallèle, habituellement suivi dans l'antiquité, mais abandonné aujourd'hui. Il y a plusieurs manières d'employer l'ordre oblique : on peut donner sur un point du front de bataille de l'armée ennemie, ou sur deux points à la fois, comme fit Napoléon à Austerlitz, : ou bien on tentera d'enfoncer le centre et de tourner une aile. C'était la manoeuvre de prédilection de l'empereur, à qui elle réussit pleinement à Wagram. Quelquefois, enfin, on attaque simultanément les deux ailes, en les débordant et en les tournant. C'est ce que firent les armées alliées à Leipzig, dans la désastreuse journée du 18 octobre, contre les Français, dont le nombre, il est vrai, égalait à peine le tiers de celui des ennemis.

Plusieurs écrivains ont attribué à Frédéric l'honneur d'avoir, le premier parmi les modernes, remis en vigueur l'ordre oblique ; mais il est prouvé que plusieurs généraux de Louis XIV, entre autres Turenne et Luxembourg, en avaient déjà fait usage. [63] Il est utile de voir

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