la droite, par où il attendait la cavalerie de l'ennemi; et c'est ce qui, dans cette journée, contribua le plus au succès de César. En effet, la cavalerie de Pompée s'étant élancée de ce côté, ces mêmes cohortes la chargèrent tout à coup, la mirent en fuite, et la rejetèrent sur les légions, qui en firent un grand carnage.
23 L'empereur César Auguste Germanicus, ne pouvant mettre fin aux combats de sa cavalerie avec les Cattes, parce que ceux-ci se réfugiaient à chaque instant dans leurs forêts, donna l'ordre à ses soldats, aussitôt qu'ils seraient arrêtés par la difficulté des lieux, de sauter à bas de cheval, et d'engager des combats d'infanterie. Cette manoeuvre lui assura une victoire qui fut partout admirée.
24 C. Duilius, voyant que la flotte légère et exercée des Carthaginois se jouait de ses pesants navires, et rendait inutile la valeur de ses soldats, imagina des mains de fer qui accrochaient les vaisseaux ennemis; alors les Romains, jetant des ponts, allaient combattre corps à corps, et taillaient en pièces les Carthaginois sur leurs propres bâtiments.
IV. Déconcerter les dispositions de l'armée ennemie.
1 Papirius Cursor le fils, étant consul, et combattant les Samnites, dont la résistance opiniâtre rendait la victoire incertaine, chargea, à l'insu de ses soldats, Spurius Nautius de conduire sur une colline qui regardait le flanc de la bataille, quelques cavaliers auxiliaires, et des valets d'armée montés sur des mulets, puis de les en faire descendre à grand bruit, et en traînant par terre des branches d'arbres. Aussitôt que ce détachement fut en vue, Papirius cria à ses troupes que son collègue arrivait victorieux, et qu'elles devaient, de leur côté, conquérir la gloire du présent combat. Cet incident ranima l'ardeur des Romains; et, quand les Samnites aperçurent la poussière, ils furent saisis d'épouvante, et prirent la fuite.
2 Fabius Rullus Maximus, consul pour la quatrième fois, ayant tenté par tous les moyens, mais en vain, de