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nydus/Cités et ruines américaines: Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, UxmalPublic
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VII

J'ai rencontré un manœuvre souvent sans ouvrage, qui m'affirmait avoir découvert deux cachettes renfermant des sommes importantes auxquelles il s'était gardé de rien enlever. «Indique-les moi, lui dis-je, et je te payerai cher.» Sans s'attacher à la naïveté de ma demande, il me répondit qu'il ne le pouvait pas; et comme je m'efforçais d'apprendre l'origine d'une superstition aussi bizarre: «Cela ne se doit pas,» dit-il.

On a calculé que les vallées doivent renfermer, en numéraire enfoui, quelque chose comme quinze cents millions!

Quelle effroyable perte pour la société, qu'une telle somme enlevée à la circulation!

Je n'ai connu qu'une exception à cette règle. C'était à Mitla, près des ruines; une vieille Indienne d'une fortune immense, mais suspecte (car on l'attribuait à la découverte de plusieurs trésors), s'était fait bâtir une maison magnifique, avec cour plantée d'arbres d'agrément et de fleurs rares. Elle avait toute une basse-cour d'oiseaux étrangers, des paons, des hoccos, des oies de Barbarie, des cygnes, etc.; ses appartements étaient pleins de meubles modernes en acajou; mais je m'aperçus qu'elle n'avait rien à faire avec ce luxe, et que son gendre, un métis ambitieux, porterait, devant les dieux indiens, la peine d'avoir dérogé à une habitude aussi invétérée.

Pour elle, son petit palais n'était qu'une espèce de musée, au milieu duquel elle restait parfaitement étrangère; jamais un lit d'acajou n'avait abrité son sommeil; elle couchait à terre, sur un paillasson; son costume était celui des siens, une pièce de laine attachée autour de la taille, et toute sa vie se passait dans une petite tienda occupant le coin de sa maison, où elle débitait à ses compatriotes le maïs, le mezcal et le coton.

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