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nydus/Cités et ruines américaines: Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, UxmalPublic
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VIII

Un cobarde! un poltron, moi! ajouta-t-il; j'ai deux coups de lance dans le dos. J'éclatai de rire à cette preuve sans réplique: ce qui m'attira de mon fidèle suivant une mauvaise humeur qui ne tint pas devant un verre de mezcal.

Cependant nous étions arrivés au pied de la sierra, et les mules n'avançaient plus qu'avec peine dans un sentier rapide. Il est, du reste, dans la coutume de ne jamais forcer une mule le premier jour de marche; il faut qu'elle se fasse petit à petit et qu'elle se brise à la fatigue.

En vertu de ce principe, nous nous arrêtâmes, sur le midi, dans un petit rancho caché dans un ravin de la sierra. Le propriétaire était un montagnard de bonne mine, qui m'engagea fortement à ne pas poursuivre; le bois était plein de déserteurs, auxquels il me serait difficile d'échapper.

—Reposez-vous, me dit-il, voilà ma cabane; en attendant, comme nous avons un poste dans le haut du goulet, je vais aller, si cela vous convient, chercher deux hommes auxquels je me joindrai pour vous servir d'escorte; nous partirons au milieu de la nuit, et vous arriverez de bonne heure à Uajimoloia.

Je consentis de grand cœur à cet arrangement, qui me donnait une sécurité si précieuse; une fois dans la sierra, je n'avais plus rien à redouter; on n'y avait jamais connu de voleurs.

Mon homme partit donc, et nous déchargeâmes les mules. Le jacal était tellement petit que nous ne pûmes nous y loger. Ce n'était, au dire de sa femme, qu'une habitation provisoire, qu'une maison de campagne, où tous deux venaient surveiller la récolte d'un magnifique verger de pêchers.

L'Indienne nous prépara quelques morceaux de tasajo (lanières de viande sèche) et un plat de frigoles; j'avais apporté du pain. Quant au repos, il

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