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nydus/Cités et ruines américaines: Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, UxmalPublic
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XII

Quelle joie pour un chasseur! le marais semblait n'être, proportions gardées, que le vaste réservoir d'un jardin d'acclimatation. Il y avait foule, mais foule immense, de canards de toutes espèces, oies, hérons, cigognes et de grands oiseaux de la même famille, nommés au Mexique perros de agua, et tant d'autres dont mon ignorance m'interdit la nomenclature. C'était un babil, un bruit, un grouillement indescriptible; ces oiseaux étaient peu sauvages, ils nous regardaient étonnés, mais sans terreur; ils nous laissaient approcher à vingt pas, puis ils s'en allaient vingt pas plus loin pour nous regarder encore. J'en tuai quelques-uns sans beaucoup effaroucher les autres, et, du reste, je les abandonnai, ne sachant qu'en faire.

Je préférais les crocodiles dont le nombre était vraiment prodigieux; mais, beaucoup plus fins qu'il ne semble, ne montrant presque jamais que le bout du nez et les deux yeux saillants, il fallait une grande adresse pour les atteindre, et, malgré mes coups de feu multipliés, je n'en fusillai qu'un seul.

Mes Indiens cherchaient vainement une issue; nous finîmes par nous ensabler: nouveau temps perdu. Ils retournèrent en gémissant et s'enfoncèrent dans une espèce de canal entièrement abrité sous l'ombrage, mais presque comblé par les troncs d'arbres. L'eau, dormant sur un fond de vase, dégageait des vapeurs empestées; des iguanes seules animaient ces lieux désolés; il y en avait de magnifiques et d'une longueur incroyable; j'en blessai une de sept pieds, brillante de couleur et perlée comme un beau lézard. Elle avait, de la tête à la queue, la dentelle la plus finement découpée qui se pût voir, et sa gorge, gonflée par la colère, atteignait un développement considérable; cette poche était surtout l'objet de ma convoitise; j'en voulais, je l'avoue naïvement, faire une

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