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nydus/Cités et ruines américaines: Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, UxmalPublic
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Le correspondant de la poste fut assez aimable pour m'offrir l'hospitalité, et le matin, de bonne heure, je me rendis chez D. Agustin Acereto, afin de lui demander les lettres qu'il m'avait promises. Il me les fit donner, me recommandant de me hâter le plus possible et de rester à Chichen-Itza le moins longtemps que je pourrais, les circonstances ne lui permettant de répondre de rien. Je lui fis mes adieux et je partis. Mais au moment de monter en caleza, je m'aperçus avec épouvante que le devant de ma chambre noire était entièrement défoncé; je m'empressai de délier les bagages afin de mieux constater le désastre; il me parut irréparable, et je m'abandonnai à un dépit bien naturel en pensant qu'il me faudrait retourner à Mérida pour faire réparer ma caisse. Mon hôte, heureusement, vint adoucir mes regrets, en m'assurant qu'un de ses amis, menuisier à Izamal, se ferait fort de réparer le précieux objet. La glace dépolie, fort heureusement, n'était point cassée, et je n'ai jamais compris comment elle a pu résister pendant tous mes voyages.

Je fis immédiatement porter la chambre noire chez l'individu en question, qui me la promit pour le soir même. Il tint parole. La caisse était tant bien que mal réparée; en somme, elle pouvait servir. Je me réservais de la faire mettre complétement à neuf à mon retour à Mérida.

Ce ne fut, après tout, qu'une journée de perdue. Je la passai visitant la petite ville, les pyramides qu'elle renferme, causant avec les habitants, cherchant des légendes et des traditions. Ce fut peine perdue; je les trouvai d'une ignorance crasse, et, malgré toute ma bonne volonté, je n'en pus rien tirer; absorbés dans leur admiration de clocher, chacun me demandait, avec un air de satisfaction profonde, quel était le pays qui, dans mes longues pérégrinations, m'avait séduit le plus et quelle ville la plus charmante? J'étais obligé de convenir qu'Izamal était certainement le lieu le plus privilégié que j'eusse visité sous le soleil: et ces bonnes gens de sourire doucement, sûrs qu'ils étaient de ma réponse. Ce sentiment d'admiration, cet amour pour la patrie se retrouve partout, mais plus violent à mesure que l'on descend la chaîne civilisée. J'ai rencontré de ces

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