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nydus/Cités et ruines américaines: Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, UxmalPublic
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XVII

—Sous vos pieds, me dit le guide, se trouvait jadis un cimetière, et dernièrement encore l'on découvrit à cette même place toute une série de vases aztèques. Cette communication alluma notre curiosité; armés tous deux, don Louis et moi, d'un simple bâton, nous nous mîmes à fouiller les terres assez friables de l'endroit, et nous rencontrâmes effectivement des débris d'ossements humains et des morceaux de poteries anciennes. Cette demi-réussite ne fit qu'enflammer notre ardeur; don Louis creusait avec son bâton et, muni d'un poignard, je dégageais avec précaution les poteries, car à moitié pourries par un long séjour dans la terre, elles étaient d'une fragilité extraordinaire, et ne reprenaient leur dureté qu'en séchant au soleil. Nous exhumâmes ainsi une douzaine de pots de formes diverses, d'une terre rouge, mais presque tous semblables pour la décoration: elle consistait en une grossière imitation de la figure humaine, obtenue au moyen de petites bandes d'argile collées sur la surface du vase. L'un d'eux cependant offrait une certaine élégance de forme, et la pièce la plus remarquable était une lampe de style étrusque, avec diverses peintures noires sur le fond rouge de la terre cuite.

Il est assez probable que cette sépulture date des premiers temps de la conquête, alors que les Indiens, traqués comme des bêtes fauves, se réfugiaient dans les bois et dans les hauteurs inaccessibles de la sierra. On connaît leur religion pour les tombeaux, ils pouvaient espérer que, dans ces hauteurs vierges alors de pas humains, les dépouilles mortelles des leurs seraient à l'abri des profanations espagnoles.

La journée suivante se passa de même dans une fiévreuse attente du grand jour; le pic se voilait sans cesse à nos yeux comme pour nous défendre son approche; tous les bas-fonds cependant jouissaient d'un temps magnifique et d'un soleil splendide; nous distinguions les

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