pieds, dans les bois de sapins qui couvrent la montagne, trois ou quatre couples d'aras verts; je n'osais en croire mes yeux, des aras au pied des neiges, la chose me semblait impossible; mais leur plumage émeraude et leurs cris, familiers à mon oreille, ne me laissèrent aucun doute à cet égard. Ils devaient arriver de Terre Chaude à la recherche des pommes de pin; car je les vis se perdre dans les bois pour n'en sortir que longtemps après et s'éloigner dans la direction de l'État de Guerrero.
Le même jour, le guide nous conduisit à la base même du volcan, près du pic du Moine qui se trouve en surplomb de la barranca de Mispayantla.
La montée, dans ce sable mouvant mélangé de cendres, est des plus pénibles, et la respiration nous manquait à chaque instant: arrivé sur la hauteur, je fis dresser la tente, mais un vent terrible faillit l'emporter; il fallut que les peones s'accrochassent aux extrémités pour la retenir; ce fut au milieu de ces difficultés que je pris divers clichés du pic du Moine, du chaos de roches volcaniques qui l'entoure et des profondeurs de la barranca.