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nydus/Cités et ruines américaines: Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, UxmalPublic
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XVI

végétation qui l'envahirait, ni aux ornières d'une terre détrempée, ni aux inondations qui la couvriraient, ni aux ruisseaux qui la ravineraient; ils n'avaient même pas songé à jeter ça et là quelques ponts pour l'écoulement des eaux: aussi la route fut-elle immédiatement ruinée, et à la première disette des fonds qu'on avait gaspillés, il y eut un sauve-qui-peut général; le pays se vida comme par enchantement, de Tehuantepec à Xuchil. Ceux-là seuls restèrent, que le manque d'espèces avait cloués sur place et que la misère retenait à Tehuantepec. La ville était pleine de ces malheureux qui, pâles et hâves, promenaient par la ville leurs faméliques personnes, ne devant qu'à la charité le soutien d'une misérable existence.

On trouve déjà dans la plaine de Tehuantepec quelques échantillons de cette race toute particulière au Mexique, appelée pinto, qui appartient principalement à l'état de Guerrero. Le pinto est un Indien dont le corps, tigré de taches blanches sur fond jaune, présente à l'œil un triste spectacle; ces taches, de toutes dimensions, envahissent quelquefois la moitié de la figure, laissant au visage, d'un côté sa couleur naturelle, et couvrant l'autre d'une teinte mate, blanc sale et d'un aspect maladif. D'autres fois, elles s'éparpillent en points menus, de manière à figurer nos taches de rousseur, mais avec un contraste beaucoup plus frappant; le corps est généralement atteint de la même infirmité, et le sujet affligé de cette maladie inspire, à première vue, la même répulsion qu'un lépreux. Nous croyons devoir attribuer ce phénomène au croisement du sang chez les habitants des terres chaudes qui bordent le Pacifique. Les individus de race pure, Indiens ou blancs, sont rarement pintos.

Je savais qu'en partant de Tehuantepec je devais être arrêté dans la montagne, et sans aucun doute dévalisé.

Les défenseurs du parti réactionnaire, vaincus a Tehuantepec, s'étaient réfugiés dans la sierra, qu'ils occupaient au nombre de deux cents environ, et comme centre d'action, ils habitaient le village de Tékicistlan, à quinze lieues au delà. On les appelle patricios.

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