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nydus/Cités et ruines américaines: Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, UxmalPublic
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XVI

J'avais pris mon parti d'être volé; je vendis donc l'un de mes chevaux, et, dans le plus mince équipage, ayant à peine la somme suffisante pour atteindre Oaxaca, je me mis en route.

Le bonheur voulut qu'à deux lieues dans le bois je rejoignis un corps de cent cinquante hommes, qui, sous les ordres du gouverneur de Tehuantepec, don Rodriguez, marchait à la poursuite des brigands, dont les hauts faits devenaient par trop intolérables. Toute communication était interrompue, les convois de mules ne pouvaient passer que moyennant un fort tribut, et quant aux voyageurs isolés, des disparitions fréquentes indiquaient assez quel avait dû être leur sort.

Je me mis donc joyeusement à la suite de l'expédition; je priai le chef de me faire remettre un fusil afin de pouvoir charger avec la troupe s'il y avait lieu. Cette perspective donnait une couleur pittoresque à mon voyage, et je n'aurais pas été fâché de me venger un peu des compadres pour les mille et une vexations qu'ils m'avaient fait subir.

Une partie de la troupe occupait le sentier, pendant que des pelotons couraient de gauche à droite sur les flancs du corps d'armée. La marche n'était point facile au milieu des bois, il faut toute l'intelligence des chevaux et leur habitude de la montagne pour expliquer la possibilité d'une course dans ces conditions. Je faisais partie du piquet de droite et la première moitié du jour se passa bien. En approchant de Tékicistlan, un coup de sifflet retentit en avant de nous, et fut immédiatement suivi de cris d'angoisses et d'appels au secours.

Nous nous précipitâmes au galop dans la direction, et peu après la fusillade s'engageait entre une demi-douzaine de voleurs et les soldats que j'accompagnais. Le combat fut court, ou plutôt il n'y eu point combat, car leurs armes déchargées, les compadres prirent la fuite, nous laissant un des leurs, blessé à la cuisse.

Quant aux cris d'appel, ils avaient été poussés par un malheureux qu'ils venaient de dépouiller, et dont les malles éventrées gisaient éparses dans le

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