J’écris ces lignes au milieu de l’agitation des élections municipales de Paris. Eh bien, sur quel terrain se débattent ces élections ? Cela ne s’était jamais vu, du moins à ce degré : sur le terrain de la morale indépendante et de l’enseignement sans Dieu ! Les candidats que les comités les plus démocratiques patronnent, qui sont-ils ? Ceux qui ont inscrit dans leurs professions de foi l’enseignement laïque, c’est-à-dire athée. Et voilà parmi ces candidats un des hommes les plus considérables des Loges, membre du Grand-Orient, le F∴ Massol, celui dont nous avons cité de si violents discours maçonniques contre Dieu, et contre l’enseignement religieux : le voilà qui écrit dans sa circulaire électorale, et qui affiche sur les murs de Paris, ces doctrines ; et son nom sort des urnes !
Certes, que le pauvre peuple de Paris ait ainsi tout oublié, si peu de temps après les calamités effroyables que ces doctrines ont déchaînées sur lui, qu’il suive toujours les mêmes guides, écoute toujours les mêmes maîtres, et par ses votes, s’obstine à ressusciter pour ainsi dire légalement, sous les yeux de la France stupéfiée, la