III JUSQUE DANS QUELS DÉTAILS LA MAÇONNERIE S’OCCUPE DE POLITIQUE
« Toutes les grandes questions de principes politiques, tout ce qui a trait à l’organisation, à l’existence et à la vie d’un État, oh ! cela, oui CELA NOUS APPARTIENT EN PREMIÈRE LIGNE ; tout cela est de notre domaine, pour le disséquer et le faire passer par le creuset de la raison et de l’intelligence. »
Ainsi parlait le F∴ Bourlard, Grand Orateur du Grand-Orient, dans une occasion des plus solennelles, à la grande fête célébrée par le Grand-Orient de Belgique, le 24 juin 18541.
En effet, les questions d’élections, de réforme électorale et de suffrage universel, les pétitionnements et les agitations révolutionnaires, l’envahissement des fonctions publiques, les grands problèmes économiques, les plus redoutables questions sociales, telle que l’organisation du travail, les questions d’enseignement et de charité publique, les questions même de paix et de guerre, tout le détail en un mot de la plus ardente politique, voilà de quoi se mêle la Maçonnerie, et à quelles profondeurs sociales elle travaille.
Donc, quand des élections se présentent, élections nationales, provinciales ou municipales, les Loges, en Belgique, choisissent des candidats, leur donnent un mandat impératif, leur font jurer de le remplir ; cela fait, elles mettent au service du candidat élu et assermenté ces ressources immenses, ces mille têtes, ces cent mille bras, dont parlait tout à l’heure