J’en ai vu, de ces obstinations inexplicables, chez des hommes touchés d’ailleurs du zèle et de l’affection d’un bon prêtre, inclinés par lui au Christianisme, et à qui il ne manquait plus pour être tout à fait chrétiens, que ce dernier pas, cet acte de foi, cette nécessaire adoration de Jésus-Christ ; mais non, et la cause secrète de ces résistances était là ; pas ailleurs : la Maçonnerie avait mis la main sur eux, pesait sur leur âme, et ils n’osaient pas, même à leur lit de mort, se reconnaître et s’affranchir. Combien de familles chrétiennes savent que ce que je dis là n’est que trop vrai, et ont dû à la Maçonnerie cette suprême douleur
Pour nous, pasteurs des peuples, certes, ce n’en est pas une médiocre que de voir dans ce siècle tant d’âmes, si bien faites pour être chrétiennes, et si près de l’être, s’éloigner ainsi de nous, et chercher ailleurs, dans le vide et dans le faux, sans nous et contre nous, les lumières, les vertus, les progrès, dont la divine religion du Sauveur des hommes est la source féconde, la seule et puissante inspiratrice.
Quel malheur, et quel sujet de larmes amères de voir tant d’hommes, que nous aimons, perdre ainsi leurs forces et leur vie à essayer de bâtir sans Dieu et contre Dieu !
Je termine ici cette étude sur la Franc-Maçonnerie. Je l’ai faite sans amertume contre les personnes, mais non sans une tristesse profonde, en voyant les déplorables dissentiments de tant de nos contemporains, avec la Religion au sein de laquelle ils sont nés, et cette puissante organisation dans le monde de l’incroyance ou de l’indifférentisme religieux ! Ce qui me cause aussi une inconsolable douleur, c’est de voir, par suite, tant de natures généreuses, tant d’efforts égarés ; des bonnes volontés sincères se trompant d’objet ; le progrès du monde pris à rebours, en sens contraire de sa direction véritable ; la division enfin, au lieu de l’union, dans l’humanité.