leur vie et de leur mort ; les discours impies prononcés sur leurs tombes en présence de leurs élèves ; les termes formels des prospectus officiels ; en un mot, je prouvais, péremptoirement, que l’institution avait deux faces : « l’une, sur laquelle était écrit, pour les dupes : Enseignement professionnel ; c’était l’enseigne : l’autre sur laquelle on aurait pu écrire : Plus de Christianisme, ni pendant la vie, ni à la mort » ;
Ce que j’ajoute ici, c’est que la Franc-Maçonnerie avait la main dans cette œuvre ; c’est que les plus ardents propagateurs de ces écoles, c’étaient les Francs-Maçons et les journaux Francs-Maçons. Tout en effet ici était maçonnique : et le but, à savoir, l’éducation en dehors de toute religion, l’irréligion pratique ; et le moyen, le grand moyen de propagande maçonnique, l’école, l’enseignement, la perversion des jeunes filles et de la femme par l’enseignement.
Mais, plus formidable encore que les écoles professionnelles, parce que la diffusion, grâce à la légèreté publique, en a été rapide et universelle dans notre pays, c’est cette Ligue dite de l’enseignement, fondée en Belgique par les Francs-Maçons solidaires, et importée de Belgique en France, par un Franc-Maçon célèbre, que j’ai déjà nommé, le F∴ Jean Macé.
C’est en effet, ainsi qu’on peut le lire dans le 2e bulletin de la Ligue, « après avoir assisté à Liége à une séance de la ligue de l’enseignement belge », que le F∴ Jean Macé prit « la résolution de provoquer en France la formation d’une Ligue analogue ».
Cette origine, maçonnique et solidaire, de la Ligue de l’enseignement, en révèle assez clairement le but ; et quant au F∴ Jean Macé lui-même, pour connaître quel esprit l’anime, il suffirait de son toast, porté lors de l’inauguration, à Strasbourg, d’un nouveau temple maçonnique : « A la mémoire du F∴ Voltaire4… »
De même que les écoles professionnelles, la Ligue de l’enseignement a deux buts, l’un proclamé, l’autre caché ; le but avoué, c’est la diffusion de