« Deux ! — On le ramène à l’épaule droite.
« Trois ! — On le reporte en avant.
« Un ! Deux ! Trois ! — A chacun de ces temps les frères font un mouvement par lequel ils descendent graduellement le canon vers la table. Au troisième, ils le posent avec bruit et ensemble, de manière qu’on n’entende qu’un seul coup5. »
On en fait autant du glaive, c’est-à-dire du couteau.
Vraiment, il est assez difficile ici, quelque gravité qu’on veuille apporter à cette étude, de ne pas sourire un peu. Et quand involontairement, en lisant ces choses, certains noms propres se présentent à la mémoire, et que, par la pensée, on voit là certains hommes qu’on croyait graves, on éprouve un triste étonnement.
Et comment ne pas se rappeler aussi ces banquets de joyeux bons vivants, comme le siècle dernier en a tant vus dans les temples maçonniques, cette philanthropie inter pocula, et comme disait en 1852 le Constitutionnel, « ces bons drilles des loges maçonniques, célébrant l’amour et le vin aux soupers du caveau. Depuis lors, ajoutait le Constitutionnel, les choses ont bien changé ; les drilles philosophiques et anacréontiques, endormis dans le vin versé par l’athéisme, se sont réveillés dans le sang versé par les révolutions…6 »
Et comment ne pas sourire encore lorsqu’on entend ces grands réformateurs exposer la théorie maçonnique du plaisir, et présenter la Maçonnerie comme une espèce d’île de Calypso où règne un printemps éternel, que ne troublent jamais les orages ?
« La science a ses moments d’intervalle ; l’homme est par nature ami des plaisirs ; ceux que la Maçonnerie vous offrira satisferont et votre cœur et vos sens ; là se trouve un asile où règne un printemps éternel, où les fleurs s’épanouissent sans cesse, où la tempête ne mugit jamais7. »