CodalSearch this book — or all of Codal…⌘K
nydus/Étude sur la Franc-MaçonneriePublic
Page 104 of 144
Table of Contents

CONCLUSION

CONCLUSION

I CONDAMNATION DE LA FRANC-MAÇONNERIE PAR L’ÉGLISE

Peut-on s’étonner après tout cela que les Papes et les Évêques aient condamné la Franc-Maçonnerie ? Et n’est-ce pas un grand devoir qu’ils ont rempli, un grand service qu’ils ont rendu à l’humanité ?

Depuis deux siècles déjà que la Franc-Maçonnerie s’est, je ne dis pas fondée, mais développée en Europe, les Papes n’ont pas cessé d’y être attentifs ; et, au XVIIIe siècle, deux Souverains-Pontifes, Clément XII et le savant Benoît XIV ; au XIXe, Pie VII, Léon XII, Grégoire XVI, et enfin Pie IX, ont prononcé contre cette association les condamnations les plus motivées et les plus solennelles.

Qu’il me suffise de citer ici quelques passages de la célèbre Bulle, Quo graviora, de Léon XII, et d’une récente allocution de Pie IX.

Le Pape Léon XII, dans cette Bulle, rappelle d’abord les condamnations portées contre la Franc-Maçonnerie, depuis Clément XII, déclare cette institution ouvertement ennemie de l’Église catholique, rappelle enfin la Bulle de Pie VII, son prédécesseur immédiat ; puis, il renouvelle lui-même toutes ces condamnations :

« Gardez-vous des séductions et des discours flatteurs qu’on emploie pour vous faire entrer dans ces sociétés. Soyez convaincus que personne ne peut y entrer sans se rendre coupable d’un péché très-grave. »

Léon XII ajoutait, à l’adresse de ceux qui s’étaient fait illusion, les paroles suivantes :

« Quoique l’on n’ait pas coutume de dévoiler ce qu’il y a là de plus blâmable à ceux qui ne sont pas parvenus aux grades éminents, il est

104