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nydus/Étude sur la Franc-MaçonneriePublic
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II LA QUESTION DU DROIT DES MAÇONS A S’OCCUPER…

constituante, réunie à Rome du 28 avril au 2 mai 1872 ; là aussi dans la séance du 2 mai, la même question a été posée, et il a été décidé, « à une grande majorité », que « les Loges ont la faculté de discuter les questions d’ordre religieux et politique, et que la Maçonnerie étudie les questions sociales, SANS RESTRICTION D’ESPÈCE OU DE DEGRÉ2… »

Mais d’ailleurs, est-ce que Garibaldi — complice, et agent peut-être en ce moment à Rome du grand persécuteur de l’Église en Allemagne — n’a pas été grand-maître de la Maçonnerie italienne ? Et quand mourut le grand conspirateur Joseph Mazzini, que se passa-t-il ? Les Loges italiennes prirent le deuil ; quelques-unes envoyèrent des députations à ses funérailles ; et le Grand-Orient d’Italie invita tous les Franc-Maçons, à quelque nation qu’ils appartinssent, qui se trouvaient alors dans la vallée du Tibre, à se rassembler sur la place du Peuple : « A l’heure indiquée, une foule de Frères entouraient la bannière maçonnique qui, pour la première fois, se montrait dans Rome, la suivirent, et accompagnèrent jusqu’au Capitole le buste de Mazzini3. »

Telle est donc, sans contestation possible, la Maçonnerie : et M. Félix Pyat avait raison de le dire, c’est l’ÉGLISE DE LA RÉVOLUTION, et le vestibule, ou comme disait ce révolutionnaire italien cité plus haut, l’antichambre des sociétés secrètes.

Je le veux bien, elle n’est pas précisément un de ces clubs où l’on discute chaque soir avec violence les questions politiques et sociales à l’ordre du jour. Elle n’est pas une de ces sociétés secrètes directement organisées pour préparer le triomphe de telle ou telle conspiration, à l’aide du poignard ou de la bombe. Elle se soumet même, quand il le faut, à voir nommer ses Grands-Maîtres par les gouvernements, ou à accepter dans son sein des personnages officiels. Elle l’a fait sous le premier et le second empires, elle l’a fait sous le roi Louis-Philippe4. Mais elle n’en est pas moins une conspiration permanente contre le fondement même, non pas

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