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nydus/Étude sur la Franc-MaçonneriePublic
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IV LA FRANC-MAÇONNERIE ET L’EXISTENCE DE DIEU

Je lis, en effet, dans le Monde-Maçonnique :

« Dans sa séance du 26 octobre, la première section de la grande Loge centrale (rite écossais), composée des députés élus par chacune des Loges de cette obédience, a déclaré que, dans sa pensée, la Maçonnerie n’avait pas à affirmer Dieu3. »

La question revint donc à l’assemblée générale du Grand-Orient, présidée par le Grand-Maître, général Mellinet, le 13 juin 1867. Le débat fut plus vif encore que la première fois : et en effet : « La question, disait le Monde-Maçonnique, tient à l’existence même de la Maçonnerie, à ce qui constitue sa raison d’être, à ce qui est comme la moelle de ses os4. »

« Ils disent », s’écriait avec indignation le même journal, « ils disent : « Nous sommes déistes. La Franc-Maçonnerie est la fille aînée du déisme. »

« La Maçonnerie souscrira-t-elle à cette proposition ? Nous verrons bien ! Nous verrons si elle est capable de SE COUVRIR DE HONTE, elle qui a proclamé si haut la tolérance UNIVERSELLE5. »

Nous avons sous les yeux les curieux débats qui eurent lieu dans cette assemblée générale maçonnique, à laquelle assistaient « deux cent soixante-neuf délégués représentant cent quatre-vingt-trois ateliers ». Les adversaires de la formule soutinrent : que « la Maçonnerie devait donner une définition de Dieu, ou ne plus en parler, car admettre tous les dieux, c’est une négation » ; que « la morale n’a pas besoin de s’appuyer sur Dieu » ; que la Maçonnerie « en affirmant cette idée de Dieu, passerait à l’état d’église6 ».

Nonobstant cette logique, la tactique l’emporta. L’enseigne fut maintenue. Mais, au fond, que signifie ce vote ? Et, pour qui entend les choses de la franc-maçonnerie, y a-t-il rien de plus vide ? Annulée par cette tolérance maçonnique, qui *admettant tous les dieux, n’est qu’une

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