fait la déclaration suivante : « Si nous échouons dans notre tentative de paix, tous ensemble nous nous joindrons aux compagnies de guerre pour prendre part à la bataille… », les députations de la Franc-Maçonnerie, « accompagnées des membres de la Commune, sortent de l’Hôtel-de-Ville ; l’orchestre joue la marseillaise ».
Dix mille francs-maçons étaient là se rendant de l’Hôtel-de-Ville à la Bastille ; descendant ensuite toute la ligne des boulevards, et montant à travers les Champs-Élysées, cette immense colonne arrive aux remparts, y plante les soixante-deux bannières maçonniques, parlemente avec les généraux, à l’effet d’obtenir une paix basée sur le programme de la Commune.
Et après le nécessaire insuccès d’une telle démarche, un appel aux armes fut lancé, au moyen de ballons, par la fédération des francs-maçons et compagnons de Paris, à tous les francs-maçons des départements. Cet appel aux armes se terminait par ce cri : Vive la République ! Vivent les Communes de France, fédérées avec celles de Paris !
Un tel fait n’a pas besoin de commentaires.
Je sais bien que le Grand Orient, sans avoir un mot de blâme pour la manifestation, déclara que cette manifestation n’engageait que les maçons qui y avaient personnellement adhéré. Mais d’abord ils étaient dix mille. Et ensuite, qu’importe ? Et qui peut, après de tels faits, douter de l’esprit qui anime les Loges parisiennes ?
Si la révolution de 1871 a été athée, comme on l’a écrit, si elle a, selon une autre horrible expression, biffé Dieu, ce mouvement d’athéisme, au bout duquel il y avait de si sanglantes horreurs, où a-t-il été plus secondé que dans ces Loges parisiennes, qui, elles aussi, ont biffé Dieu, et le veulent bannir du berceau des enfants comme de la tombe des morts, de l’école comme de la vie publique, de partout ?