maçonnique les membres qui ont manqué aux devoirs que leur qualité de Maçon leur impose, SURTOUT DANS LA VIE PUBLIQUE, etc…3 »
Ainsi, non-seulement les loges s’occupent de politique, mais encore elles poussent leurs membres aux fonctions politiques ; et, les y ayant poussés, elles réclament le droit de les diriger, de surveiller et juger de quelle façon ils s’en acquittent.
Quant au détail même des questions que la Maçonnerie réclame comme lui appartenant en première ligne, écoutons les revendications suivantes :
« Au maçon la question de l’enseignement ; à lui l’examen, à lui la solution !
« Lorsque bientôt des ministres viendront apporter au Parlement l’organisation de la charité… à moi, maçon, la question de la charité publique !
« Le pays se couvre d’établissements qu’on appelle religieux… Il faudra bien que le pays entier finisse par en faire justice, DÛT-IL MÊME EMPLOYER LA FORCE4 ! »
Et à ces paroles les émeutes répondaient, à Bruxelles, à Mons, à Anvers, à Liége, à Verviers ! Et il fallut toute la prudence du Roi pour échapper à une révolution.
D’autres questions plus brûlantes encore sont réclamées et agitées par la Maçonnerie, les questions sociales et en première ligne l’organisation de travail.
Nous en trouvons une preuve, entre beaucoup d’autres, dans une importante pièce maçonnique, une circulaire que la Loge la Persévérance d’Anvers, en mars 1846, deux ans avant notre révolution du 24 février 1848, adressait à toutes les Loges belges, pour soumettre à leur sanction un projet développé à la fête de l’ordre par l’Orateur de cette Loge que nous citions tout à l’heure, le F∴ Grisar.