IV FAITS PÉREMPTOIRES, EMPRUNTÉS A L’HISTOIRE CONTEMPORAINE
Interrogeons de nouveau ici l’histoire, l’histoire contemporaine.
Je viens de nommer la révolution de février : croit-on, par exemple, qu’elle n’ait eu pour auteurs que les organisateurs des banquets réformistes, et les pauvres gardes nationaux qui criaient Vive la réforme ! Ce serait une naïveté étrange de le penser. D’autres, qui n’attendaient pour se montrer que le moment favorable, l’avaient préparée dans l’ombre, et, la victoire remportée, se hâtèrent d’en revendiquer l’honneur ; ce furent eux qui lui imprimèrent son vrai caractère, cet esprit socialiste, qui bientôt épouvanta la France et le monde, et fit couler dans Paris des flots de sang : au premier rang de ces ouvriers-là, étaient les francs-maçons.
« Les combattants, écrivait le journal le Franc-maçon, n’ont eu besoin que de quelques heures de lutte pour conquérir cette liberté que la Maçonnerie prêche depuis des siècles. NOUS, OUVRIERS DE LA FRATERNITÉ, NOUS AVONS POSÉ LA PIERRE FONDAMENTALE DE LA RÉPUBLIQUE1. »
On les vit, en effet dès les premiers jours qui suivirent la catastrophe de février, dès le 10 mars 1848, se lever, marcher dans Paris bannière déployée, se rendre à l’Hôtel-de-Ville, et là, au nombre de 300 francs-maçons de tous les rites, représentant toute la Maçonnerie française, offrir cette bannière au gouvernement provisoire de la république, et