Si le patient consent à recevoir sur la partie de son corps qu’il indiquera lui-même cette glorieuse empreinte, — car le F∴ Ragon avertit que le Vénérable peut le dispenser de cette épreuve, — « le F∴ Expert frotte avec un linge sec la partie indiquée et y pose très-prestement un glaçon ou un corps froid12 ».
Le moment alors est venu d’exiger du candidat le serment :
« Les FF∴ sont debout, armés de glaives dont la pointe est tournée vers le récipiendaire. Le Vénérable frappe trois coups lents. Au troisième, le 2e Surveillant fait tomber le bandeau. Aussitôt l’Expert projette devant lui une grande flamme, à une distance inoffensive…
« Après un instant de silence, le Vénérable dit :
« Les glaives qui sont tournés vers vous… vous annoncent que vous ne trouveriez parmi nous que des vengeurs de la Maçonnerie… et que nous serions toujours prêts à punir le parjure13. »
« On le conduit alors à l’autel. Là, on lui met à la main gauche un compas ouvert dont une des pointes est tournée vers le sein gauche ; sa main droite est posée sur le glaive de l’ordre ; il pose le genou sur une des marches, la jambe droite en équerre14. »
Le serment prêté, le Vénérable donne au profane devenu maçon le tablier, les gants « que vous donnerez, dit-il, à la femme que vous estimez le plus15 ». Puis, il lui fait connaître les mots, signe et attouchement ; et lui explique le sens de ces choses.
« Le mot de passe est T… un des fils de Lameth… Bientôt vous apprendrez sa vraie signification :
« Le mot d’ordre… vous apprendra que nous faisons tout en équerre…
« L’ordre, en loge, est d’être debout, et de porter à plat la main droite sous la gorge, les quatre doigts serrés, et le pouce écarté, en forme d’équerre.