cependant manifeste que la force de ces sociétés, si dangereuses à la Religion, s’accroît du nombre de ceux qui en font partie. »
Ensuite, avec les accents de la plus vive charité, il conjurait ceux qui s’étaient laissé séduire, de s’éloigner au plus tôt des loges, et il défendait, sous les peines portées par ses prédécesseurs, de se faire initier à la Franc-Maçonnerie.
Enfin Pie IX, pilote vigilant du vaisseau de l’Église, malgré les tempêtes qui l’assaillent lui-même, a parlé à son tour, et rappelant, dans son allocution du 25 septembre 1865, les avertissements donnés à la Franc-Maçonnerie par ses prédécesseurs, il poursuivait ainsi :
« Malheureusement, ces avertissements n’ont pas eu le succès espéré, et Nous avons regardé comme un devoir de condamner de nouveau cette société ; attendu que, par ignorance peut-être, pourrait surgir l’opinion fausse qu’elle est inoffensive, qu’elle n’a de but que la bienfaisance, et ne saurait, par conséquent, être un péril pour l’Église de Dieu. »
C’est là, en effet, dans cette illusion, que se trouve le piége et l’appât de la Maçonnerie. Le Saint Père après l’avoir signalé, ajoute :
« Nous condamnons cette société maçonnique — et les autres sociétés du même genre qui, tout en étant de forme différente, tendent au même but — sous les mêmes peines que celles spécifiées dans les constitutions de nos prédécesseurs ; et cela regarde tous les chrétiens, de toute condition, de tout rang, de toute dignité, et par toute la terre. »
C’est pourquoi tous les évêques de Belgique, dans une circulaire collective sur la Franc-Maçonnerie, faisaient la déclaration suivante :
« Il est rigoureusement défendu d’y prendre part, et ceux qui le font sont indignes de recevoir l’absolution, aussi longtemps qu’ils n’y ont pas