TROISIÈME PARTIE Action politique et révolutionnaire de la Maçonnerie
Ces initiations, ces degrés, ces épreuves successives, ont un but ! Avant de confier son dernier secret à quelques rares élus, la Maçonnerie éprouve ses adeptes : elle veut savoir s’ils seront capables de descendre dans les mines qu’elle creuse sous les édifices sociaux : ce n’est pas nous qui parlons ainsi, c’est M. Louis Blanc dans son Histoire de Dix-Ans : à propos de la Franc-Maçonnerie, « il importe, dit-il, d’introduire le lecteur « dans LA MINE que creusaient alors, sous les trônes, sous les autels, DES RÉVOLUTIONNAIRES bien autrement profonds et agissants que les encyclopédistes ».
Le côté redoutable de la Franc-Maçonnerie le voici donc : c’est sa profonde et incessante action politique, sociale et révolutionnaire. Là-dessus, M. Henri Martin a dit le vrai mot : « La Maçonnerie, écrit l’auteur de l’Histoire de France1, est le laboratoire de la révolution. » M. Félix Pyat, de son côté, appelle la Franc-Maçonnerie « l’Église de la révolution »2.
Qu’on ne nous redise donc plus que la Maçonnerie fait de la bienfaisance : c’est possible, mais cela ne l’empêche pas de faire autre chose, et le Monde-Maçonnique a pris soin de nous avertir que la bienfaisance n’est pas LE BUT, mais un des moyens, et DES MOINS ESSENTIELS, de la Maçonnerie.