Aussi, car MM. les Francs-Maçons sont gens qui agissent en même temps qu’ils parlent, la Maçonnerie adopte, comme elle dit, des enfants, et je ne suis pas surpris de lire, dans le procès-verbal du protectorat international maçonnique, qui a terminé, le 27 juillet 1867, la session organisée par les loges écossaises, les paroles que voici :
« Soixante-dix-neuf enfants venaient, accompagnés de leurs familles, demander à la Maçonnerie asile et protection ; soixante-dix-neuf enfants dont l’intelligence ne sera pas EMPOISONNÉE par des théories rétrogrades ; soixante-dix-neuf enfants, POUR LA PLUPART DES FILLES, qui sèmeront nos idées dans le champ fécond de l’avenir. »
D’autre part, le convent maçonnique de 1870 prit, à l’unanimité, la décision suivante10 :
« La Maçonnerie française s’associe aux efforts faits dans notre pays pour rendre l’instruction gratuite, obligatoire et laïque11. » Laïque ; non pas seulement donnée par des laïques, mais, séparée de toute religion12.
« On sait, ajoute le Monde-Maçonnique, que cette décision dut être renvoyée à M. Jules Simon pour qu’il l’appuyât au Corps législatif. »
De même en Belgique, à la grande fête solsticiale-nationale célébrée à Bruxelles, le F. Bourlard s’écriait : « Quand des ministres viendront annoncer au pays comment ils entendent organiser l’éducation du peuple, je m’écrierai : A MOI MAÇON ! A MOI LA QUESTION DE L’ENSEIGNEMENT ; A MOI L’EXAMEN, A MOI LA SOLUTION ! » (Applaudissements)13.
Et ce prosélytisme impie a été solennellement pratiqué en Belgique et en France. A Bruxelles, le 10 octobre 1865, lors de l’inauguration d’une statue érigée au Grand-Maître de la Franc-Maçonnerie belge, M. Verhaegen, la Maçonnerie eut l’audace de faire venir là les enfants des écoles communales, et de faire chanter à ces enfants les strophes athées que voici :