II LA QUESTION DU DROIT DES MAÇONS A S’OCCUPER DE POLITIQUE DISCUTÉE ET AFFIRMATIVEMENT RÉSOLUE DANS LES LOGES
Mais ce qu’il faut bien remarquer ici, et les aveux si catégoriques que nous venons d’entendre ne permettent pas d’en douter, c’est que ce ne sont pas là des excès isolés ou démentis, dans la Maçonnerie ; il y a plus : la question a été officiellement agitée et résolue par les autorités maçonniques ; et des solutions données il résulte que la Maçonnerie n’entend pas être confinée dans ses loges, que son but est de s’emparer politiquement de la Société tout entière, et que ses loges ne lui servent qu’à former des hommes pour lutter dans l’arène politique.
C’est ce que notamment le grand Orient de Belgique, « les colonnes consultées et le F∴ orateur entendu dans ses conclusions », a répondu :
« La Maçonnerie n’a point pour but d’établir des principes à respecter, seulement dans l’étroite enceinte de ses assemblées : C’EST LA SOCIÉTÉ TOUT ENTIÈRE QU’ELLE A POUR OBJET ; les loges sont DES ÉCOLES, où l’on doit former des hommes aux convictions raisonnées, afin qu’ils luttent ensuite avec vigueur dans le monde profane, ET SURTOUT DANS L’ARÈNE POLITIQUE1. »
Je trouve dans la Maçonnerie italienne les mêmes déclarations ; j’ai en effet sous les yeux les procès-verbaux de l’Assemblée maçonnique