éléments matériels non anéantis. C’est aussi celle de l’idée ! L’idée que le mort servait ne meurt pas avec lui ; elle passe dans l’esprit de ceux qui demeurent ; et ils ajoutent gravement : EN SORTE QUE RIEN NE SE
N’est-ce pas cacher sous de risibles et menteuses formules les plus misérables espérances ?
Ailleurs, sur la tombe du chef du Grand-Orient de Belgique, le F∴ Verhagen :
« Il ne fit pas précéder ses derniers instants par de superstitieuses expiations. »
Voilà comment les francs-maçons traitent les consolations que la religion donne, et peut seule donner aux mourants, à ce moment redoutable où le monde s’évanouit à leurs regards pour les laisser seuls en face de l’avenir éternel. L’orateur continue :
« Nos regrets ne sont pas troublés par de vaines terreurs ; nos espérances ne reposent pas sur les idées d’une vaine crédulité…
« Des purifications emblématiques nous avertissent que le feu créateur est l’unique purificateur dans la nature7. »
L’orateur, en effet, exposait cette belle théorie sur le feu créateur et unique purificateur, devant un monument « au pied duquel s’élevait un cyprès ; en avant de l’estrade, sur un autel de forme cubique, se trouvaient des vases d’argent et de cristal, renfermant le feu, les parfums, et l’eau lustrale, etc. »
Le feu, les parfums, l’eau lustrale, on le voit, c’est un culte complet : rien n’y manque. Et dans tous les récits de ces cérémonies funèbres, que les francs-maçons célèbrent entre eux, dans leurs temples, quel bizarre appareil ! et au fond toujours quelle inanité ! Des mots sonores recouvrant des idées creuses ; de la pompe dans le vide.