CodalSearch this book — or all of Codal…⌘K
nydus/Étude sur la Franc-MaçonneriePublic
Page 30 of 144
Table of Contents

V LA FRANC-MAÇONNERIE ET L’IMMORTALITÉ DE L’AME

« Nous appuyons donc la protestation des frères de Louvain. C’est avec de pareilles phrases, toujours creuses et incohérentes, qui sont du domaine de la fantaisie et de l’imagination, qu’on arrive tôt ou tard à encapuciner un pays.

« Frères de Louvain, vous avez eu raison de protester2 ! »

Et, de son côté, le Monde-Maçonnique s’écria :

« Comment le Grand-Orient de Belgique ne comprend-il pas qu’en affirmant publiquement par une devise l’immortalité de l’âme, il porte une atteinte sérieuse à la liberté de conscience3 ? »

Le Grand-Orient repoussa la protestation ; mais comment ? Fut-ce en maintenant l’affirmation de l’immortalité de l’âme ? Non : Il déclara que cette formule n’est pas sérieuse, n’oblige personne, et n’est là, dans la Maçonnerie, que par égard pour de vieilles traditions ; que d’ailleurs ces questions de Dieu et de l’âme ne peuvent recevoir aucune solution ; enfin que l’essence de la Maçonnerie est de ne professer aucune croyance :

« Déjà en 1837, le Grand-Orient de Belgique dégageait la Maçonnerie nationale de tout dogme religieux ou philosophique… Le Grand-Orient ne prescrit aucun dogme. Si le principe de l’immortalité de l’âme apparaît dans les rituels ou dans les formulaires, si l’idée de Dieu s’y produit sous la dénomination du Grand-Architecte de l’univers, c’est que ce sont là les traditions de l’Ordre. Mais cette formule n’enchaîne aucune conscience. De notre temps, il serait puéril de s’attacher à soulever des questions qui ne peuvent conduire à aucune solution4. »

Et pour mieux voir ce que cette incroyance permet de dire dans les Loges maçonniques, il suffit de citer encore quelques fragments des discours qui se débitent à l’enterrement des frères qui ont repoussé à leur lit de mort la religion :

30