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nydus/Étude sur la Franc-MaçonneriePublic
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II INITIATION MAÇONNIQUE

## II INITIATION MAÇONNIQUE

Comment est-on admis franc-maçon ? Comment, pour parler leur langage, reçoit-on la lumière ?

J’ai lu, dans leurs rituels, la description de ces initiations maçonniques, et j’ai rencontré là des scènes, des terreurs, des serments, des épouvantails, vraiment bien extraordinaires.

Voici d’abord ce que le compagnon récipiendaire, doit jurer :

« Je jure de ne jamais révéler les secrets, les signes, les attouchements, les paroles, les doctrines ou les usages des francs-maçons… Dans le cas où je manquerais à ma parole, qu’on me brûle les lèvres avec un fer rouge, qu’on m’abatte la main, qu’on m’arrache la langue, qu’on me coupe la gorge, que mon cadavre soit pendu dans la loge pendant l’admission d’un nouveau frère, pour être la flétrissure de mon infidélité et l’effroi des autres, qu’on le brûle ensuite, et qu’on en jette les cendres au vent »1.

Je n’examine pas encore ce qu’il y a au fond de ces mystères maçonniques, placés sous une telle garantie ; mais je le demande au bon sens, à la bonne foi : comment se fait-il que des hommes raisonnables et sincères consentent à prononcer contre eux-mêmes de telles formules ?

Pour l’Apprenti, qui n’est encore qu’au seuil des mystères, on ne lui en demande pas tant : dans son serment tel que le F∴ Ragon le donne, l’Apprenti déclare simplement qu’il préfère « avoir la gorge coupée plutôt que de révéler les secrets de l’Ordre »2. La gorge coupée, c’est bien déjà quelque chose !

Les serments toutefois n’empêchent pas que, par les révélations des francs-maçons eux-mêmes, les secrets ne soient aujourd’hui assez connus du monde profane. Quelque précieuse et inestimable que soit la faveur

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