I TÉMOIGNAGES MAÇONNIQUES : M. LOUIS BLANC , — MAÇONS FRANÇAIS ET BELGES .
Il y a, sur l’action politique et révolutionnaire de la Maçonnerie, un texte de M. Louis Blanc, dont nous citions tout à l’heure quelques paroles, et qui donne un premier démenti aux protestations des constitutions maçonniques :
« Il plut à des souverains, au grand Frédéric, dit M. Louis Blanc, de prendre la truelle, et de ceindre le tablier ; pourquoi non ? L’existence des hauts grades leur étant soigneusement dérobée, ils savaient seulement de la franc-maçonnerie ce qu’on en pouvait montrer sans péril.
« Ils n’avaient point à s’en occuper, retenus qu’ils étaient dans les grades inférieurs, où ils ne voyaient qu’une occasion de divertissement, que des banquets joyeux, que des principes laissés et repris au seuil des loges, que des formules sans application à la vie ordinaire ; en un mot, qu’une COMÉDIE de l’égalité. Mais en ces matières, la comédie touche au drame, et les princes et les nobles furent amenés à couvrir de leur nom, à servir aveuglément de leur influence, les entreprises latentes dirigées contre eux-mêmes. »
Impossible de mieux peindre cette étonnante imprévoyance des princes et de l’ancienne noblesse française, qui se jetaient aveuglément dans la Maçonnerie, comme dans le philosophisme impie du XVIIIe siècle, et acceptaient