qu’il veut lui-même, avant la Maçonnerie, et plus que la Maçonnerie. Mais expliquons-nous : comment la morale chez vous est-elle entendue, je ne dis pas par tel ou tel franc-maçon trompé, qui n’a pas franchi tous les degrés de l’initiation et ne les franchira jamais, mais par la Franc-Maçonnerie et par ses chefs, dont j’ai cité les textes ? Il s’agit d’une morale qui dispense de toute religion, d’une morale sans Dieu et sans aucune religion : en d’autre termes, la maçonnerie veut que l’homme vive sans culte, sans prières, sans autels, sans Dieu et sans Christ sur
Eh bien ! cette doctrine, qu’est-ce autre chose que l’athéisme pratique ?
Point donc de prétextes.
De deux choses l’une : ou vous savez ce qu’est la Maçonnerie, ou retenus dans les grades inférieurs, vous ne le saurez jamais ; et alors ou vous travaillerez efficacement à l’œuvre maçonnique, ou vous n’y travaillerez pas : dans le premier cas, vous trahissez évidemment votre conscience et la foi chrétienne ; dans le second cas, que faites-vous là ?
Il faut vraiment des temps de décadence philosophique comme les nôtres pour passer par dessus de pareilles contradictions, et associer de telles incompatibilités.
Si vous êtes chrétien, n’entrez donc jamais dans les loges, sous aucun prétexte ; ou même si vous êtes simplement homme sérieux, ennemi des fantasmagories ridicules et des mystères suspects, éloignez-vous de là ! ou si, séduit par l’enseigne, et par vos bonnes intentions, vous y avez mis le pied : retirez-vous.
Il se fait là, malgré vous, une œuvre radicalement antichrétienne, lamentable pour le salut des âmes, et combien de fois n’avons-nous pas la douleur d’en voir de près les funestes résultats !
Comment, d’ordinaire, entre-t-on dans les Loges ? Un jeune homme a vingt ans ; il est inexpérimenté, ardent, généreux ; il a des amis, un peu