II DÉCLARATIONS DES LOGES MAÇONNIQUES
Le Christianisme, est-il dit sans cesse dans les Loges, c’est une religion menteuse, bâtarde, répudiée par le bon sens, abrutissante, et qu’il faut anéantir. C’est un fatras de fables, un édifice vermoulu, et qui doit tomber pour faire place au temple maçonnique. Voici quelques textes formels, choisis entre mille :
« Le Catholicisme est une formule usée, répudiée par tout homme qui pense sainement… un édifice vermoulu !… Au bout de dix-huit siècles, la conscience humaine se retrouve en présence de cette religion bâtarde, formulée par les successeurs des apôtres ! »
« Ce n’est point la religion menteuse des faux prêtres du Christ qui guidera nos pas1. »
Ainsi parlait, à l’installation de la loge l’Espérance, le Grand-Orateur de la loge, le F∴ Lacomblé.
Selon cet orateur, les ministres de l’Évangile sont « un parti qui a entrepris d’enchaîner tout progrès, d’étouffer toute lumière, de détruire toute liberté, pour régner avec quiétude sur une population abrutie d’ignorants et d’esclaves ».
« Aujourd’hui », disait-il encore, « que la lumière luit, il faut avoir la force de faire bon marché de tout ce fatras de fables ; dût le flambeau de la raison réduire en cendre tout ce qui reste encore debout de ces vestiges de l’ignorance et de l’obscurantisme2 ».
Voilà comment parle la Franc-Maçonnerie ; voilà comment elle ne s’occupe pas du Christianisme, et comment elle le respecte, quand elle s’en occupe.