chefs et des soldats, il est difficile de penser qu’elle n’y était pour rien, et l’étude que je viens de faire m’a prouvé, avec la dernière évidence, qu’il se rencontre là pour elle, à tout le moins, des solidarités étranges et de graves responsabilités.
Il est donc impossible qu’une telle institution nous trouve inattentifs, ou que nous hésitions à dire nettement ce que nous croyons ici la vérité.
L’heure est venue, où c’est un devoir pour nous, après nous être éclairés sérieusement nous-mêmes, d’éclairer aussi ceux qui ont besoin de l’être.
Car la Franc-Maçonnerie a des déclarations décevantes, au moyen desquelles elle fait illusion, et qui expliquent jusqu’à un certain point l’entraînement singulier qui porte vers elle tant d’hommes trompés. Toujours en effet on a rencontré dans son sein deux sortes d’adeptes, ceux qui n’en connaissent pas le dernier mot, le but suprême, et les francs-maçons véritables, qui savent très-bien, eux, ce qu’ils font et ce qu’ils veulent.
On m’a souvent posé, à l’occasion de la Franc-Maçonnerie, la question suivante :
La Franc-Maçonnerie est-elle une institution hostile à la Religion ? Est-il permis à un chrétien de se faire franc-maçon ? Peut-on être à la fois franc-maçon et chrétien ?
Il y a quelques années, Mgr de Ketteler, évêque de Mayence, un des plus savants Évêques et des plus larges esprits de l’Allemagne, a été amené aussi à s’occuper de cette question, et il a publié un écrit spécial sous ce titre : Un catholique peut-il être Franc-Maçon ?
Sa réponse sera la mienne ; et après l’étude approfondie que j’ai faite, je dirai comme lui : Non, un catholique, un chrétien, ne peut pas être franc-maçon.