sincèrement renoncé1. »
C’est pourquoi encore les Évêques d’Irlande, réunis à Dublin, en avril 1861, dans une lettre pastorale adressée au clergé et aux fidèles de leurs diocèses, signalaient, entre autres périls contemporains, la franc-maçonnerie, et disaient : « C’est pour nous un devoir sacré de vous éloigner de ces sociétés funestes, et nommément de celle des francs-maçons. »
C’est pourquoi enfin, car ces citations suffisent, les Évêques de la libre Amérique du Nord, réunis en Concile à Baltimore, signalèrent aussi et condamnèrent, dans une lettre pastorale adressée à leurs diocésains, la société maçonnique.
En France, combien de fois l’Épiscopat n’a-t-il pas élevé la voix pour redire les condamnations pontificales et dévoiler l’incompatibilité de la Maçonnerie, avec le Christianisme !
Ce que les Évêques pensent de la Franc-Maçonnerie en France, en Belgique, en Angleterre, en Amérique, ils le pensent également en Allemagne. J’ai sous les yeux, en ce moment, l’écrit publié par Mgr de Ketteler. La conclusion de cette calme et savante discussion est celle-ci :
« Voilà donc d’un côté l’Église catholique, et de l’autre la moderne Franc-Maçonnerie. Ici, l’œuvre de Dieu, l’œuvre du Christ, et de tous ceux qui croient en Jésus-Christ ; là, l’œuvre des hommes qui renient Dieu et son Christ, ou du moins les abandonnent. Un catholique qui devient franc-maçon déserte le temple du Dieu vivant pour travailler au temple d’une idole. »
Au reste, il y a des francs-maçons eux-mêmes qui en conviennent ; ainsi le Monde-Maçonnique cite ces paroles de Mgr l’Évêque d’Autun : « Si l’on veut rester franchement chrétien, on ne saurait être en même temps franc-maçon. » Puis le journal franc-maçon ajoute nettement et