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nydus/Les stratagèmesPublic
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Prólogo

Ce fait, malgré le témoignage de plusieurs historiens de l'antiquité, est dépourvu de vraisemblance, aux yeux des tacticiens modernes. « Quoi de plus ridicule, dit M. Carion- Nisas (Essai sur l'hist. de l'art militaire, t. 1er, p. 242) » que de supposer, dans un pays civilisé, ou du moins habité par dos hommes, un assez grand nombre de vipères pour en remplir cinq ou seis cents vases ! Combien ne faudrait-il pas de temps pour les ramasser, et combien d'hommes ne faudrait-il pas occuper à une pareille chasse ! » [134] Remarquez le misérable jeu de mots que Pachès a mis à profit pour commettre cette atrocité. Polyen rapporte une autre perfidie de ce général (liv. III, ch. 2). [135] Volons, esclaves enrôlés comme volontaires. Voyez leur histoire dans Tite-Live (liv. XXII, ch. 67 ; liv. XXIII , ch. 35 ; liv. XXIV, ch. 14 et suiv. ; liv. XXVII, ch. 38 ; et liv. XXVIII, ch. 46). [136] T. Gracchus avait juré au nom de la république, et se trouvait lié par son serment. Voyez le récit de Tite- Live, liv. XXIV, ch. 14 et suiv., surtout le ch. 16. [137] Alexandre s'est souvent annoncé comme libérateur aux nations dont il franchissait les frontières. C'est une ruse de tous les temps. Le général Bonaparte, débarquant en Égypte, adressa aux habitants une proclamation qui commençait par ces paroles :

« Depuis longtemps les beys qui gouvernent l'Égypte insultent à la nation française et couvrent les négociants d'avanies ; l'heure de leur châtiment est arrivée.

« Desde hace tiempo este conjunto de esclavos, comprado en el Cáucaso o en Georgia, tiraniza la parte más bella del mundo; pero Dios, de quien todo depende, ha ordenado que su imperio termine.

«Pueblos de Egipto, se os dirá que vengo a destruir vuestra religión; no lo creáis: responded que vengo a restituir vuestros derechos, a castigar a los usurpa- dores, y que respeto, más que los mamelucos, a Dios, a su profeta y al Corán».

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